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Haut-Bugey

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HBA, Haut-Bugey Agglomération    Elle a conservé la compétence de la production, de l’acheminement et du stockage de l’eau potable dans les réservoirs communaux ainsi que du traitement des eaux usées. A ce titre, elle poursuit les engagements pris par la CCO de déléguer une partie de ces services à la SAUR (Société d'Aménagement Urbain et Rural), le producteur d’eau.Depuis le 1er janvier 2018, elle gère la totalité du service de l'eau et de l'assainissement : dépollution, production, distribution, facturation ...>> suivre ce lien pour plus d'informations
La Commune :    Elle vérifie le bon état du réseau.   L’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse :     Cet organisme d’état lutte contre la pollution et encourage la modernisation des réseaux de collecte des eaux usées.

La distribution est assurée par le réseau communal géré par la commune. Ce réseau est relativement récent et en bon état. 
L'eau distribuée est potable au point de pompage. Elle est malgré tout chlorée par précaution et pour le traitement des canalisations. Des contrôles réguliers sont réalisés par la Direction Départementale des Services Sanitaires sur différents points du réseau de distribution. L'eau distribuée est donc potable et l'installation d'appareils de filtration individuels ne se  justifie pas sur ce point précis.La consommation annuelle sur la commune est d'environ 70 000 m3.
Cette eau consommée doit être épurée avant d'être rejetée dans la nature. Avec la construction de la station d'épuration, il a fallu séparer les eaux usées des eaux de pluie. En effet, les eaux usées trop diluées nuisent au bon fonctionnement de la station. Ce réseau dit séparatif s'est mis en place progressivement. Toutes les constructions doivent être reliées à ce réseau. La station de Martignat est maintenant ancienne notamment pour le traitement des boues qui sont épaissies puis retraitées dans la station de Groissiat. A terme, elle sera supprimée et les éffluents seront repompés par une future station communautaire.
Les deux stations sont à la charge de HBA qui en a confié la gestion à la SAUR. Les frais engendrés par les réseaux et les traitements sont amortis par une taxe dite d'assainissement prélevée sur chaque m3 d'eau consommé.
Au final, les coût sont importants, mais nécessaire pour la sauvegarde de notre environnement.

Histoire de la distribution d'eau à Martignat


De tous temps la région et particulièrement Martignat, a été confrontée au problème de l'eau : soit elle manquait, soit elle inondait.
Dans les années 1840 - 1870, les paroissiens de Martignat montaient en procession demander l'intercession de Saint-André patron d'Apremont et ceux d'Apremont descendaient à Martignat faire de même auprès de Saint-Maurice patron de Martignat.
Plus scientifiquement nous pouvons constater que la région se trouve dans un système karstique fait de failles qui se remplissent au moment des pluies mais qui se vident tel un réservoir percé.En effet, d'après les études géologiques, la vallée de l'Ange est coupée de failles perpendiculaires à la vallée qui constituent de véritables nappes d'eau verticales. Ces nappes ont des exutoires à différentes altitudes ce qui donne des sources en fonction du niveau de la pluviométrie. Ces nappes peuvent aussi ne pas atteindre le fond de la vallée ce qui nous donne des sources d'altitude.
Tout le long de la rivière au fond de la vallée nous avons un système alluvionnaire assez étroit qui est alimenté par la rivière mais aussi par les failles.
L'eau recueillie dans les failles ne subit aucun filtrage et véhicule tous les micro-organismes qu'elle ramasse au cours de son cheminement sur le sol notamment en forêt. La zone alluvionnaire est elle aussi exposée parce que l'eau provenant de la rivière n'est pas exempte de pollution.
Il y a bien longtemps le village s'approvisionnait certainement par des puits et des sources. Par la suite, des travaux furent exécutés afin de capter la source d'Ecoles et d'approvisionner des fontaines de quartier et un petit réservoir situé au pied des escaliers de l'Eglise.
Par la suite, le réservoir de la route d'Evron fut construit et l'eau d'Ecoles y était refoulé par pompage. Ce système est resté en service jusqu'en septembre 2000.
Le hameau d'Evron avait ses propres sources qui alimentaient un réservoir et il en était de même pour le hameau de Jargeat.
Avec le temps, ces sources se sont taries petit à petit du fait du développement de la végétation mais aussi par le fait que l'eau dissoud le calcaire et trouve de nouveaux cheminements.
La source d'Ecoles a fourni de l'eau aux habitants de Martignat pendant des dizaines d'années avec des périodes de pénurie les années de sécheresse. Pour y remédier, il y avait un puits près de la station de pompage alimenté par la zone alluvionnaire. Mais en période très sèche cela était insuffisant et il fallait rationner l'eau.
La distribution de l'eau a aussi été confrontée aux problèmes sanitaires. Avec l'évolution des mesures de santé, l'eau doit répondre à des critères bien précis. Afin de les respecter un système de chloration avait été installé à la station de pompage et cette eau traitée était refoulée aux réservoirs de la route d'Evron puis à celui d'Evron et aussi à celui de Jargeat. Ces deux réservoirs ne pouvaient donc plus recevoir de l'eau de leurs sources du fait qu'elles n'étaient pas traitées. L'eau ainsi distribuée respectait les normes de sécurité définies par la DDASS qui effectue des contrôles réguliers.
Dans les années 90, des recherches furent lancées sur la commmune afin de trouver de nouvelles ressources. Le bief de la Courbe semblait donner des résultats prometteurs. Des études géologiques et des essais de pompage ont été réalisés. Cette ressource était intéressante au point de vue quantité mais très décevante au niveau qualité. Il aurait été nécessaire de construire une station de filtration et d'établir un périmètre de protection tout autour.
Ces différentes contraintes entraînaient un coût estimatif que l'on n'était pas sûr de maîtriser.
D'autre part, cette ressource était toujours d'origine karstique et personne ne pouvait nous garantir la pérennisation dans le temps. Le Conseil Municipal a donc décidé en 1996 de s'approvisionner sur le réseau du District d'Oyonnax.
Depuis septembre 2000, la commune de Martignat est alimentée en eau par la ressource communautaire. Cette eau provient de la vallée de l'Ain vers Thoirette. Pompée dans des puits  creusés dans la nappe alluvionnaire en bordure de la rivière, elle est acheminée dans le réseau communautaire par des conduites de 300 mm. D'importants travaux ont été effectués par la Communauté de Communes depuis la mairie de Groissiat jusqu'au réservoir de Martignat. Ils ont consisté à la pose d'une canalisation avec passage sous l'autoroute, la rivière et la voie ferrée. La Communauté a chargé, par contrat, la SAUR de la gestion du pompage et du transport de l'eau jusqu'aux différents réseaux communaux. Celle ci se rémunère en vendant l'eau aux communes.

L’eau, un bien commun à respecter

Infos Confédération Nationale du Logement

Et si l’on réduisait sa consommation d'eau

- Un robinet qui suinte : 1 m3 (1 000 litres) par an
- Un petit goutte à goutte : 5 m3 par an
- Un robinet qui goutte : 35 m3 par an
- Un filet d’eau au robinet : 90 m3 par an
- Une fuite légère d’une chasse d’eau : 30 m3 par an
- Une chasse d’eau qui coule : 250 m3 par an
- Un robinet ouvert oublié dans le jardin : 500 m3 par an

- Vaisselle à la main : 10 à 12 litres
- Bain : de 150 à 200 litres
- Lave-vaisselle : de 25 à 40 litres
- Toilette au lavabo : de 5 à 7 litres
- Lave-linge : de 70 à 120 litres
- Douche de 4/5 mn : de 60 à 80 litres
- Chasse d’eau : de 6 à 12 litres
- Arrosage jardin : de 15 à 20 litres par m2
- Lavage voiture : de 180 à 200 litres
- Remplissage piscine : de 50 000 à 80 000 litres

Chaque abonné aux services d’eau doit avoir la possibilité de payer sa consommation annuelle en deux fois. C'est le cas à Martignat avec une facture en novembre correspondant à une consommation estimée à 50% de la consommation de l’année précédente puis une seconde en avril selon le relevé de compteur. Il est également donné à l'usager la possibilité de régler sa facture par prélèvement.

Périodicité de le facture d'eau

Depuis plusieurs années, la commune a atténué l’impact des augmentations sur le tarif de l’eau et de son assainissement. Elle a compensé par le budget général, les coûts d’entretien et d’investissements du réseau de distribution de l’eau potable et de celui de collecte des eaux usées. Mais, dorénavant,  selon le principe imposé par l’état de « l’eau paie l’eau », elle a l’obligation de reporter ces coûts sur la facture d’eau ce qui se fera progressivement.

Le prix de l’eau à la loupe

Qui fixe le prix de l’eau ?     C’est le conseil municipal qui fixe le prix de l’eau et de son assainissement par délibération en tenant compte :1) Du tarif communautaire  du m3 d’eau potable acheté au producteur d’eau, non négociable et réévalué chaque 1er janvier. La SAUR, le producteur d’eau retenu a augmenté considérablement le prix du m3, de 41% le 1er septembre 2013 en tenant compte des investissements à réaliser.2) De la redevance pour ouvrages communautaires votée par délibération par HBA.3) De la redevance assainissement votée par délibération par HBA.

Les différents acteurs du service d’eau

L’eau est un bien commun partagé par tous. Elle n’est pas un "produit comme les autres". 
Si la ressource en eau brute est disponible gratuitement, son prélèvement, son traitement, son acheminement au consommateur, puis la collecte, le traitement et la restitution en milieu naturel des eaux usées ont un coût.Ces différentes étapes constituent le fondement du service de l’eau potable et du service de l’assainissement. Il est donc plus juste de parler du prix du service d’eau  et d’assainissement que du prix de l’eau.Ce qu’on paie en s’abonnant au service de l’eau, c’est la possibilité, 24h sur 24, d’ouvrir son robinet et de voir couler l’eau potable. Pour cela, des infrastructures permanentes sont nécessaires. Elles nécessitent d’être entretenues et renouvelées.

Eau et Assainissement